Comment éliminer les disputes inutiles et créer plus de conversations intelligentes dans vos relations?

Par Daniel Renaud, publié le 2016-11-20

Il est très facile de juger rapidement les autres. Cependant, nous avons aussi le choix de changer notre état d’esprit en ne demeurant pas dans une fermeture persistante. Certaines techniques utilisées en coaching nous enseignent comment délaisser notre cerveau de protection vers un cerveau d’ouverture. Pour y arriver, il faut premièrement être plus conscient de notre psychologie et de toutes nos pensées. Il faut constamment se poser des questions intérieures et s’assurer qu’on ne laisse pas nos vieilles habitudes primitives prendre le dessus.

Est-ce que vous avez déjà jugé quelqu’un dès le premier regard avec l’impression que votre verdict était déjà tombé. Que peu importe ces actions, votre jugement de la personne devant vous n’allait pas changer. Il est prouvé que le jugement d’une personne se fait en 7 secondes. Pire encore, qu’on ne contrôle pas nos jugements. Ils surviennent, hors de portée de notre champ de conscience, dans l’inconscient.

Pour mieux comprendre, l’état d’inconscience représente l’ensemble des processus de notre cerveau primitif, que d’autres appellent aussi notre cerveau animal. Le cerveau primitif est le centre de contrôle de nos réflexes instinctifs. C’est l’endroit où nos instincts prennent le dessus sur nos pensées conscientes.

Cette partie de notre cerveau s’est développé de cette manière il y a plus de 200 000 ans pour la survie de « Brak » (nom fictif d’un homme préhistorique). À cette époque, Brak devait prendre des décisions rapides surtout lorsqu’il était pourchassé par un prédateur en nature. Dans une situation de survie, des sentiments de peur, de combat, de fuite et d’incertitude s’emparait de lui. Ce processus était donc très adapté pour le temps de Brak, des mammouths et des lions à grandes dents. Qui n’aurait pas eu peur de ces bêtes ? Cependant, qu’advient-il aujourd’hui ? Est-ce que le cerveau de Brak a su suffisamment s’ajuster ? En d’autres mots, est-ce que notre psychologie a su suffisamment évoluer jusqu’à notre société moderne ?

J’ose dire que non ! Notre psychologie est quelque peu désadaptée au monde d’aujourd’hui puisqu’en 12 millisecondes, nos instincts primitifs de la peur prennent toujours le dessus sur nos pensées conscientes du néocortex. Cependant, il existe des techniques en coaching qui nous permettent de passer du cerveau animal (plus inconscient) au néocortex (plus conscient).

En effet, la recherche du docteur Judith E. Glaser, (The DNA of Leadership, and Conversational Intelligence : How Great Leaders Build Trust and Get Extraordinary Results) à propos des types de relation que nous avons entre nous, révèle que la confiance peut fortement influencer si nous demeurons dans notre état d’inconscience ou si nous établissons un pont vers un état de conscience, d’ouverture et de co-création.

Si on reprend l’exemple du début, il est très facile de juger rapidement les autres. Cependant, nous avons aussi le choix de changer notre état d’esprit en ne demeurant pas dans une fermeture persistante. La réalité est que même si le cerveau instinctif de Brak est mal adapté aux relations d’aujourd’hui où les dangers physiques sont moins nombreux, il est quand même possible de passer du cerveau primitif au moderne.

Certaines techniques utilisées en coaching nous enseignent comment délaisser notre cerveau de protection vers un cerveau d’ouverture. Pour y arriver, il faut premièrement être plus conscient de notre psychologie et de toutes nos pensées. Il faut constamment se poser des questions intérieures et s’assurer qu’on ne laisse pas nos vieilles habitudes primitives prendre le dessus. Par exemple, on peut se demander : Comment devrais-je agir dans cette relation et dans ce moment ? Comment je me sens maintenant ? Comment puis-je accueillir l’autre malgré tout ? En se posant ce type de questions, nous sommes automatiquement dans notre cerveau moderne ; une invitation à la connexion et à la co-création. C’est aussi un état de plus grande conscience de soi-même, des autres et de son environnement. C’est un état de présence où il devient plus facile d’amener une énergie positive à la relation, de s’ouvrir, de connecter et de comprendre l’autre.

Donc, dès demain lorsque vous rencontrerez une personne qui est dans un état d’esprit de défensive, d’attaque, de fermeture ou de mépris et que vous avez envie de la juger, tentez plutôt d’activer une nouvelle énergie, de rester positif, de rester vous-mêmes et d’amener de l’ouverture dans la conversation. Voyez si elle est réceptive. S’il n’y a aucune réaction de son côté et que la relation ne s’améliore pas, il restera acceptable de simplement quitter et de recommencer le lendemain !

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